mardi 28 décembre 2010

Six ans déja

Eh oui, cela fait déjà six ans que nous nous sommes installés à Ra'anana !

C'est comme si c'était hier !

Mais comment ce fait il que nous n'ayons pas vu passer ces deux mille deux cents jours ?

Certes, notre statut de retraité modifie notre perception des choses. Nous ne sommes pas obligés de vivre au même rythme que les actifs.

Et il y a en Israël dix mois ininterrompus de soleil par an. L'hiver se traduit par des pluies violentes, avec parfois de la neige à Jérusalem, mais chaque séquence pluvieuse est suivie de journées ensoleillées ! Si ce n'était la baisse de la température nocturne,il n'y aurait pas à se plaindre de l'hiver. On souhaite même plus de pluie que l'on prend plaisir à regarder tomber!
Aussi, ce climat n'est pas propice à de longues journées tranquilles à la maison, au coin du feu ! Surtout que la nuit tombe en ce moment à seize heures trente, et que c'est l'heure du plein boom en ville et dans les magasins.

C'est pourquoi nous sommes obligés de bouger, de sortir, si possible, chaque jour entre dix heures, après le plus gros du trafic routier, et seize heures, heure du déclin du soleil.
Pour quoi faire ? Récapitulons.

Il y a les cours de Taï Chi, deux fois par semaine.

Le cours de peinture de Marie-Claude, une fois par semaine. Pendant ce temps j'aide des amis sur le plan informatique ou photographique, ou bien j’accomplis des démarches administratives. Elle consacre aussi une a deux demi journées par semaine à peindre à la maison.

Les réunions mensuelles du photo-club, que j'ai enfin réussi à créer après deux années de recherche, qu'il faut préparer ! Nous sommes actuellement sept membres actifs.

Les concerts de l'Orchestre Symphonique de Ra'anana, dix huit concerts en dix mois, plus les concerts à l'Opéra de Tel Aviv, deux à trois fois par an, plus les concerts occasionnels liés à des évènements particuliers.

Les tyoulim, voyages découvertes du pays, en groupe organisés, trois à cinq par an.

Les conférences à l'Institut Français de tel Aviv, qui ont bien diminuées depuis le changement de responsable.

Nous terminons en ce moment un cycle de huit conférences sur la littérature hébraïque, entre tradition et modernité, ce qui entraine un travail personnel de recherche.

Les invitations à souper chez les uns et chez les autres, dans un groupe de dix huit personnes, cela fait pas mal d'opportunités ! Sans compter l'organisation de soirées « découvertes de restaurants » une fois par mois.

Les manifestations artistiques, expositions, inaugurations et vernissages.

Bien sur, trois fois par semaine, aller chercher Ori au gan et s'en occuper un peu, ce qui devient plus facile maintenant qu'elle va avoir cinq ans ! S'ajoute à cela le cours de Français que je donne à Noa, une fois par semaine, elle souhaite être autonome en lecture et améliorer son vocabulaire.

Il ne faut pas oublier les voyages à Paris, deux à trois fois par an, pour voir Harold, Nathan et Marcus grandir, et les visites que nous recevons de France. Cette année Pascal et sa famille sont venus passés une semaine en Israël et nous avons reçu Patrick et Marie pendant dix jours.

Sans compter les achats hebdomadaires, car dés le mardi, il faut se préoccuper de savoir que cuisiner pour le shabbat suivant.
Alors nous allons une fois chez Eden Market, supermarché alimentaire dans lequel nous trouvons des produits bio et « bons pour la santé », ainsi que tous les produits asiatiques à base de sarrasin ou de riz.
Une fois chez Caphriat HaMoshav, supermarché de fruits et légumes qui vend les meilleurs produits de la région.

Une fois de temps en temps, une visite chez Monsieur Tzarfati à Yaffo, pour acheter du poisson qu'il pêche lui même,

Et, de temps en temps, la visite de magasins spécialisés que l'on découvre régulièrement. Par exemple, nous avons accompagné des amis chez un grossiste en oies et canards le plus ancien d'Israël. Foies gras, magrets, cuisses et même des coquelets certifiés élevés sans antibiotiques à des prix défiants toute concurrence.

Sans oublier les visites aux médecins, les confitures,les glaces.

Et quand, parfois, nous nous retrouvons à la maison, « sans rien avoir à faire » on trouve toujours quelque chose à faire.

Marie-Claude vient de tricoter une série de bonnets et écharpes ainsi que des pulls pour Ori, Noa et Laurence, elle termine celui de Daphna.

Moi je m'occupe de photos, je viens de terminer un album de portraits et un album de paysages. Le premier fabriqué en France, le second fabriqué en Israël par l'intermédiaire d'un site que je viens de découvrir.

Sans oublier, bien sur, le brunch du vendredi matin !

Les jours passent, sans que l'on s'en rende compte ! Cette année, nous n'avons même pas pu nous inscrire à un cours d'hébreu, faute de place dans notre agenda !

En fait, nous sommes submergés par l'ambiance générale propre au pays. Bien que l'image habituelle de l'israélien soit négative : abrupte, direct, pressé, il s’avère que les israéliens sont très sociables, aiment recevoir, se rencontrer, aller au spectacle, et vivre dehors.

« Pourvou que ça doure » disait la mère de Napoléon à son empereur de fils, jusqu’à cent vingts ans et en bonne santé !
                             Jérusalem


                Marie-Claude en compagnie du Maire



                     Kibboutz LeHomei HaGetaot



                         Le port de Tel Aviv
 

Au revoir et à bientôt, LéHitraote !

Michel RAPOPORT




samedi 20 novembre 2010

N'oublies pas !

La «nuit de Cristal» (en allemand Reichskristallnacht) est le pogrom contre les Juifs du Troisième Reich qui se déroula dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 et dans la journée qui suivit. Présenté par les responsables nazis comme une réaction spontanée de la population suite à l'assassinat, le 7 novembre 1938, de Ernst vom Rath, un secrétaire de l'ambassade allemande à Paris par un jeune Juif polonais d'origine allemande, Herschel Grynszpan, le pogrom fut en réalité ordonné par le chancelier du Reich, Adolf Hitler, organisé par Joseph Goebbels, et commis par des membres de la Sturmabteilung (SA), de la Schutzstaffel (SS) et de la Jeunesse hitlérienne, soutenus par le Sicherheitsdienst (SD), la Gestapo et d'autres forces de police.

Sur tout le territoire du Reich, plusieurs centaines de synagogues et lieux de culte furent détruits,7 500 commerces et entreprises exploités par des Juifs saccagés; une centaine de Juifs furent assassinés, des centaines d'autres se suicidèrent ou moururent suite à leurs blessures et près de 30 000 furent déportés en camp de concentration : au total, le pogrom et les déportations qui le suivirent causèrent la mort de 2 000 à 2 500 personnes. Point culminant de la vague antisémite qui submergea l'Allemagne dès l'arrivée des nazis au pouvoir en janvier 1933, la «nuit de Cristal» fut l'une des prémices de la Shoah.

En provoquant cette première grande manifestation de violence antisémite, les nazis voulurent accélérer l'émigration des Juifs, jugée trop lente, en dépit de la politique de persécution et d'exclusion mise en œuvre depuis février 1933. L'objectif fut atteint : le nombre de candidats à l'émigration crût considérablement, mais au-delà de l'indignation que l'évènement suscita dans le monde, les frontières des autres pays restèrent fermées.

Marquant une rupture avec la politique nazie de 1933 à 1937, ainsi qu'une étape dans la violence et la persécution antisémites, cet évènement fut également révélateur de l'indifférence des nations au sort des Juifs d'Allemagne et d'Autriche, et de l'incapacité des États démocratiques à contrecarrer les coups de force menés par l'Allemagne de Hitler (source Wikipedia).

Mon père m’a toujours raconté que le départ précipité de mes parents de Paris vers Toulouse, après l'invasion allemande en juin 1940, était une conséquence de l'affaire Grynszpan !? La police française aurait retrouvé dans ses papiers une carte de membre d'une association de jeunes juifs dont mon père était le trésorier. Dés leurs invasion de la France, et leurs installation a Paris, les services de police allemande, qui avaient dans leurs fichiers la liste des émigrés allemands ennemis du régime nazi, récupérèrent le dossier de la police française pour mettre la main sur Grynszpan et l'emmener en Allemagne.

Prévenus au cours d'une nuit que la police était à la recherche des membres de ladite association, mes parents se précipitèrent à la gare d'Austerlitz et prirent le premier train qui partait pour la zone libre ! C'est comme cela que mes sœurs et moi sommes nés à Toulouse !

Pour commémorer le soixante douzième anniversaire de cette nuit terrible, l'association des israéliens d'origine autrichienne organisèrent un tiyoul au kibboutz Lohamei Haghetaot, le musée des combattants des ghetto ! Notre ami bruxellois, René, dont les parents étaient autrichiens, nous proposa de les accompagner,

Fondé en 1949 par un groupe de rescapés, issus de la résistance juive née dans les ghettos polonais et des unités de partisans, Beit Lohamei Haghetaot (le musée des combattants des ghettos) a pour vocation de transmettre la mémoire de la Shoah et de la résistance, de raconter l’histoire du peuple juif au 20ème siècle, en général, et durant la seconde guerre mondiale, en particulier; au centre de cette histoire : la résistance juive sous toutes ses formes, les révoltes juives dans les ghettos et dans les camps, la contribution juive à la lutte armée menée par les unités de partisans et les armées alliées.
Beit Lohamei Haghetaot, premier musée au monde consacré à la mémoire de la Shoah et de la résistance juive, est l’expression même de l’engagement de ses fondateurs dans l’entreprise éducative sur le sujet de la Shoah en Israël et dans le monde. Beit Lohamei Haghetaot, à la mémoire d’Ytzhak Katzenelson, est un musée reconnu par le ministère israélien de l’éducation, de la culture et du sport.
Nous y avons visité «la salle des camps» et la «salle des villages disparus».
Si la première salle est de conception classique pour ceux qui ont visité d'autres sites, elle comporte cependant trois éléments intéressants : une reproduction réduite du camp d'extermination de Tréblinka, un tableau récapitulatif des communautés juives d'Europe avant et après la Shoah, ou l'on peut lire que plus de 90% des juifs de Pologne ont été assassinés, alors que pendant le même temps, aucun juif bulgare n'a été déporté, et enfin, un panneau montrant les 36 plus grosses sociétés allemandes, parmi des milliers, qui utilisèrent» des travailleurs forcés, issus des camps, pour l'effort de guerre nazi.

La seconde salle, très technologique, comprend, d'une part un mur sur lequel des lettres blanches se déplaçant sur un fond noir, font et défont les noms des villages d'Europe qui ont été détruits par les nazis pendant la Shoah, et, d'autre part, trois murs contenant des casiers qui s'illuminent à la demande, pour raconter, dans plusieurs langues, l'histoire de l'objet présenté.

Un des murs etant réservé aux polonais résistants et combattants.







Le moment le plus émouvant a été la rencontre avec l'une des dernières fondatrices du kibboutz.

Âgée de seize ans au début de la guerre, de type polonais, blonde aux yeux bleus, ne parlant pas le yiddish, elle fut agent de liaison entre les différents mouvements juifs et les résistants et combattants polonais.

Arrêtée par la Gestapo, emprisonnée pendant un an, en tant que polonaise, déportée a Auschwitz, en tant que polonaise, elle put en réchapper.

Après la guerre, elle retourna en mission en Pologne pendant un an, pour récupérer le maximum d'enfants cachés pendant cette période, auprès de familles ou d'institutions chrétiennes

Elle doit avoir maintenant 87 ou 88 ans, alerte, vive, rieuse, elle refuse de donner son age exact ! Interrogée pour savoir pourquoi elle acceptait de raconter sa vie aux visiteurs du kibboutz, et il y en a beaucoup qui viennent du monde entier, plus des chercheurs boursiers, elle dit qu'elle a deux réponses.

La première, elle fait un devoir de mémoire en souvenir de ses parents, de ses amis, morts en déportation ou dans les combats.

La deuxième, à l'intention des jeunes juifs et des soldats israéliens, pour leur dire : «voila, maintenant vous savez ce qu'il s'est passé, à vous de veiller à ce que cela ne se reproduise pas !»

Au revoir et à bientôt, LéHitraote !

dimanche 27 juin 2010

Jérusalem

J'ai toujours appréhendé de me rendre en voiture á Jérusalem.

Tout d'abord, en fonction de l'heure de départ, la soixantaine de kilomètres a parcourir peu durer quarante cinq minutes ou une heure et demie, voir plus, si ce jour là surgit un problème particulier.

Ensuite, m'orienter dans Jérusalem me posait un problème, car, d'une part, la circulation y est très dense et on a pas le temps de réfléchir, et, d'autre part, la géographie de la ville facilitent les erreurs.

Parfois, on aperçoit le lieu que l'on veut rejoindre, et, pensant bien faire, on emprunte la voie qui se dirige vers lui, quant, tout à coup, arrivé au sommet de la colline, cette voie part dans une direction différente que celle que l'on veut atteindre.

Ce qui fait que je remettais toujours à plus tard mon désir d'aller à Jérusalem, et que nous avions envisagé, avec Marie-Claude, d'y passer trois jours pleins afin d'éliminer tout ce stress.

N'ayant plus l' obligation de faire l'aller-retour dans la journée, nous pouvions programmer les horaires des voyages pour éviter les flots d'israéliens pressés par leur travail, et ainsi mieux profiter de la ville.

Pour plus de confort aussi, j'ai investi dans l'assistance d'une certaine Madame G.P.S. qu'il m'a fallu amadouer préalablement.

Il ne restait plus qu’à fixer la date.

L'occasion s'est présentée lorsque Françoise nous a informé que son fils allait convoler en justes noces, et que le mariage aurait lieu à Jérusalem !

C'est comme cela que nous avons passé quatre jours à Jérusalem, du 2 au 5 juin !

Pour y aller, pas de problème, je connais la route, mais, même avec Madame G.P.S., me rendre à l’hôtel Har Tzion n'a pas été une sinécure ! J'avais omis de lui indiquer le numéro de l’hôtel dans le boulevard Hébron qui est particulièrement long, et, dans ce cas, je ne sais pas comment elle réfléchi, mais elle nous a conduit à l'autre extrémité du boulevard, á la sortie de Jérusalem prés des territoires !

Ce fut un séjour extraordinaire ! Tout d'abord, nous avions le temps pour nous.
Ensuite le climat était parfait ! L’hôtel Har Tzion, qui existe à cet emplacement depuis plus d'un siècle et qui a conservé des suites qui semblent creusées dans le roc, est situé à une vingtaine de minutes, à pied, des remparts de la vieille ville !

De cet emplacement on peut voir la vieille ville, Silwan, le moulin de Montefiore, de jour comme de nuit !

Et puis, l’atmosphère de Jérusalem opère à chaque fois ! On ne cessera jamais de le répéter, il flotte dans l'air de Jérusalem quelque chose qui envoute le visiteur et le place dans un état d'esprit particulier !

Bien entendu, nous avons beaucoup marché car j'ai abandonné la voiture sur le parking de l’hôtel et nous avons tout visité à pied ou en taxi. J'ai fait aussi pas mal de photos.

Nous en avons profité pour voir Monsieur le Grand Rabbin Georges HAÏK et son épouse, à qui nous avions promis, de longue date, de les rencontrer lors d'un séjour à Jérusalem !

Nos promenades nous ont menées dans la rue Mamilla, nous avons visité l’hôtel du même nom, le quartier de Nakhalot, qui comprend des maisons construite dans les années 1850 au cours de la première Alyah, le musée d'Israël, dont malheureusement certains bâtiments étaient fermés pour cause de travaux, le quartier des artistes de Yemin Moshé, la nouvelle synagogue Rambam, qui fut l' objet d'appels au meurtre de la part des musulmans du monde entier, le Mur des Lamentations et le musée Menahem BEGIN, face à l’hôtel.

En ce qui concerne Menahem BEGIN, la visite du musée à sa mémoire, apporte un éclairage nouveau sur l'homme, et qui contredit tout ce que nous avions pu lire dans la presse française à son égard. Un sacré personnage, épris de justice sociale, qui voulait un état pour les juifs, un état juste et fort !

Et puis, il y eut le mariage !

Imaginez, en France, dans une petite ville de province, dont la Citadelle et la synagogue font parti des monuments historiques de France, quelques centaines de juifs ont constitué depuis plusieurs siècles une petite communauté très dynamique.

Dans cette communauté, une famille plus que traditionaliste, une maman et trois enfants, une fille avec deux enfants habite Ra'anana, une fille avec une enfant habite la France, le fils, célibataire, habite New York.

La maman, va et vient entre les trois lieux, les enfants se rencontrent une fois en Israël, une fois à Paris, une fois, en province, enfin beaucoup de parents connaissent cela....

Un jour, Françoise nous annonce que son fils a fait la connaissance, via internet, d'une jeune fille américaine et qu'il pourrait y avoir plus si affinités. Puis, quelques mois plus tard, un coup de fil nous annonce le mariage pour le printemps, à..... Jérusalem ! Car, écoutez l'histoire : les parents de la jeune fille, israéliens, se sont installés aux États Unis avec leur famille pour raison professionnelle, mais les grands parents habitent toujours Israël ! De plus, autant le père que la mère, comprennent et se débrouillent en français ! Merci internet !

Le mariage s'est déroulé dans un cadre enchanteur : l’hôtel Har Tzion, les marié étaient beaux, le temps était idyllique, la nourriture parfaite, les invités sympathiques. Pendant la cérémonie, les invités voyaient les murs de Jérusalem á travers la Houpa !

Et, surtout, l'ambiance ! Car tous les amis du marié avaient fait le déplacement de France pour assister au mariage, à tel point que l'on raconte que leur synagogue est restée fermée ce shabbat là par défaut de Minyan !

Ils ont mis une ambiance extraordinaire ! De plus, j'ai été très surpris de constater leurs connaissances en matière de rituel, chacun d'entre eux étant capable de conduire un office religieux ! Nous avons passé avec eux, non seulement la cérémonie du mariage, mais aussi les offices du vendredi soir et du samedi matin. Félicitations aux rabbins qui ont formé cette génération !

Mais, chose aussi surprenante, la famille de la mariée était exactement du même niveau ! Même jeunesse, même ambiance, même foi ! L'un des amis américains, chinois de naissance, s'étant converti au judaïsme après avoir étudié toutes les religions, chantait aussi haut et aussi fort que les français !

Quel mariage ! Nous avons passé un moment remarquable.

Si vous voulez voir les photos de l'environnement du mariage, appuyez sur la touche [Ctrl] de votre clavier, positionnez la souris sur le lien ci-dessous tout en maintenant la touche, puis cliquez. Vous verrez apparaître l'album photo, cliquez alors en haut à gauche, sur [diaporama].


Au revoir et à bientôt, LéHitraote !


Michel

mercredi 14 avril 2010

Quoi de neuf ?

Ces derniers temps vous avez été inondés d'informations en tous genres sur le conflit Israélo-Palestino-Hezbolao-Hamaso-Libano-Syrano-Iranien ! Ouf ! (J'aurai du mettre l'Iran en premier), le rocambolesque assassinat d'un terroriste assassin marchand d'armes et utilisateur de faux passeports (eh oui, lui aussi), les dissensions américano-israéliennes, les critiques britanniques (encore et toujours) envers le gouvernement israélien, l'immixtion de gouvernements occidentaux dans les affaires intérieures israéliennes, et d'autres encore ...

A en croire les médias, l'image d'Israël est celle d'un pays bizarre, créé en 1967 par l'invasion de la Palestine, l'arme au pied, prêt à en découdre, ou à expulser, ou à coloniser ou à tuer, surtout des enfants, surtout au moment des fêtes de la Pâque juive, pour faire référence au protocole des sages de Sion !

Combien de pays ont une vision erronée d'Israël ! Nombreux sont les occidentaux qui perçoivent Israël comme un pays sinistre, marqué par la guerre, et non comme la terre de la high-tech, des cafés animés, et de la plage !

Face aux réalités quotidiennes difficiles - les problèmes sociaux, la violence dans les écoles, les enfants défavorisés, les écarts de salaires hommes-femmes, les difficultés de l'emploi, les idéaux opposés des sionistes, des religieux, des marxistes, des arabes israéliens, la sécurité de ses concitoyens - Israël véritable démocratie ouverte, essaie de les traiter, tout en menant la guerre au terrorisme, à l'antisémitisme remplacé par l'anti-sionisme, (Israël, juif des nations).

Mais, entre deux reportages télévisés ou articles publiés dans les médias, que font les sept millions d'israéliens ?

Ils travaillent, dur, longtemps et rencontrent des succès honorables dans beaucoup de domaines.

Voici quelques avancées signalées récemment dans la presse israélienne, tant dans les domaines de la high-tech, de la santé et de l'environnement, en avez vous entendu parlé ?

Si vous êtes victime d'une fracture, sachez qu'après plusieurs années de recherche, le Professeur Méir LIEBERGALL et le Professeur Eithan GALUN du campus Ein Kerem de l'hôpital Hadassah ont utilisé les cellules-souche du sang et de la moelle épinière, avec succès, pour guérir les fractures du tibia, en un temps record, soit le quart du temps habituel.

En cette période qui vante les mérites des aliments anti cancer, le Professeur Michaël AVIRAM de la faculté Rappaport du Technion de Haifa vient de découvrir qu'après la grenade, le raisin rouge et l'huile d'olive comme excellents anti oxydants, 100g de dattes par jour font baisser le taux des tri-glycérides dans le sang.
Le carrefour nord de Ra'anana vient de subir deux ans de travaux pour devenir l'un des plus beau carrefour de la région centre. La société Innowatech, créée par Ouri AMIT avec Haim ABRAMOVITCH et le Dr Lucy EDERY-AZOULAY, à Ra'anana, a enterré sous la routes ses générateurs IPEG pour capter l'énergie piézoélectrique produite par le passage des véhicules. Avec un trafic de 600 véhicules par heure, un kilomètre de route à une voie génère 200 kw/h, énergie suffisante pour 250 maisons au bord de la route. L'énergie produite peut être accumulée dans des batteries ou livrée directement au réseau.

L'aéroport Ben Gurion sera le premier grand aéroport du monde à s'équiper en panneaux solaires. Dés cette année, une installation pilote de 50 kw sera installée sur 500 m2, au dessus des parkings.

Dés la cueillette des premières grenades, les israéliens se ruent pour en consommer leur jus. La société Rimon Winery du Moshav Kerem Ben Zimra vient de lancer un vin mousseux à base de grenade avec un taux d'alcool de moins de 15%. Sur le plan de la santé, ce vin est excellent comme anti oxydant et pour la prévention des maladies cardio-vasculaires et du cancer de la prostate.
On ne cesse de vous recommander de consommer des fruits et des légumes en quantité, mais il existe aussi d'autres moyens pour bénéficier de leurs bienfaits ! Selon le Professeur Esther PARAN du Centre médical Soroka de l'Université Ben Gurion de Béer Sheeva, les pilules de concentré de tomate réduisent l'hypertension artérielle. Pigments organiques des fruits et légumes, les caroténoïdes sont aussi des anti oxydants puissants. Après expérimentation, la tomate donne les résultats les plus significatifs, aussi bien contre l'hypertension que contre le cancer de la prostate.

Nous avons eu l'occasion de visiter le site magnifique de la vallée Emek HaElah dans laquelle David et Goliath étaient sensés se battre à la fronde, et bien, Barnea SELAVA, directeur du projet "David et Goliath" mené par la Fondation Stone a découvert avec son équipe une ville fortifiée à 2 entrées (Shaa'rayim) datant de – 1000 ans, ainsi que des petites pièces en argent de l'époque perse, portant l'inscription «Yéhoud (Juif)» en araméen et datant de – 2300 ans.

Et que dire de la minuscule caméra à rayons X qui permet, après ingestion, la détection précoce des cancers du colon ? Qui sait que cette caméra miracle est une invention de l'état hébreu développée par la start-up « Given Imaging » de Yoqnéam !

Vous pouvez, vous aussi, vous interroger sur l'origine de nombreux produits que vous utilisez dans votre vie quotidienne, car, comme le disait le président de la société Microsoft, lors de l'inauguration des nouveaux locaux de la direction internationale du groupe, à Hertzlya, «si on ne savait pas que Microsoft est une société américaine, on pourrait croire maintenant qu'elle est une société israélienne !»
Au revoir et à bientôt, LéHitraote !

Michel

samedi 20 février 2010

vive l'hiver

Nous venons de vivre notre première semaine de printemps, voir d''été ! Les températures, à l'ombre, ont varié de 23 à 32 degrés au cours de la semaine écoulée. D'après les météorologues, l'hiver ne serait pas fini.

Mais qu'est ce que l'hiver en Israël ?

Cela commence par un second printemps ! Dés la première pluie, la terre, les arbres, les plantes, les humains, les animaux, asséchés par des mois de canicule, respirent et reviennent a la vie !

Cette première pluie se situe fin novembre, début décembre.

Elle est parfois légère comme une petite bruine, parfois très lourde comme le disent les dictons : « il tombe des hallebardes » ou bien « il pleut comme vache qui pi..e ».

Plusieurs jours avant, en plus de la formule de politesse habituelle que s'échange les gens, ils s'annoncent la venue prochaine de la pluie. « Elle sera là demain, ou dans trois jours, ou la semaine prochaine, elle va durer, elle sera de courte durée, la chaleur va revenir... »
Les prévisions météorologiques israéliennes sont très précises, ce qui fait que tout le monde sait ce qui va se passer, à quelques kilomètres près.

Chacun apporte son commentaire sur les prévisions entendues à la radio ou à la télévision, ou lues dans les journaux ou sur internet. Cette année, un comité de rabbins a même organisé une séance de prière pour la venue de la pluie.

Puis, soudain, ELLE est là ! Les enfants et même parfois des adultes, sortent de leurs maisons, vont dans leurs jardins ou dans la rue, pour sentir, au sens propre du terme, la pluie ! Elle se manifeste de différentes façons, parfois, subitement, comme si l'on venait de tourner un robinet, sans bruit, parfois, accompagnée de grondement de tonnerre et d'éclairs.

Les rosiers fleurissent, des feuilles d'un vert tendre apparaissent sur les branches des arbres, les haies se couvrent de magnifiques corolles roses, bleues ou blanches, et le feuillage qui recouvre la clôture entre notre immeuble et le voisin se pare d'une multitude de fleurs oranges.

Et le désert fleurit !

Pendant ce temps, les humains se couvrent pour se protéger du froid et surtout de l'humidité, les parapluies font leur apparitions. Le froid, a Ra'anana, est relatif. La température la plus basse constatée à sept heure du matin, sur mon thermomètre extérieur, n'est pas descendue en dessous de huit degrés. Certes, à Jérusalem, Béer Sheva, ou Katzrin, elle peut descendre jusqu'à zéro degrés.

Le froid s'installe dans notre appartement par le sol. Nous habitons un premier étage et nous n'avons personne en dessous pour chauffer l'air. Nous avons acheté quatre radiateurs à bain d'huile que nous avons répartis dans l'appartement, nous les surveillons en permanence car ils ne sont pas équipés de thermostat d'ambiance, et ils nous fournissent une température régulière comprise entre vingt et vingt et un degrés.
Lors des averses, les canalisations d'évacuation des eaux de pluie crachent de l'eau qui jaillit par saccade à cinquante centimètres au dessus du sol, les conduits n'étant pas enterrés. Les automobilistes se plaisent à rouler à vive allure dans les flaques d'eau, le sable devient boue, certaines aires de jeu sont inondées au grand plaisir des enfants, et, parfois, lorsque la pluie descend du ciel comme un véritable rideau d'eau, la réception par satellite des chaines de télévision est interrompue, l'eau faisant un écran entre la tête de réception et la parabole.

Cependant, nous avons rarement rencontré des gens mécontents de la pluie, tout le monde ici à le sourire pendant les épisodes pluvieux. Alors qu'à Toulouse, les gens se plaignaient tout le temps, en Israël, on en redemande. Nous vivons l'hiver à l'écoute des informations relatives au niveau du lac de Tibériade !

Rien qu'au mois de janvier, il est remonté de quatre vingt sept centimètres ! Le lac de Tibériade est la réserve d'eau naturelle la plus importante d'Israël, et il est primordial que chaque hiver apporte sa quantité d'eau.

Ensuite, nous vivons, jusqu'au mois de mars, une succession d'épisodes pluvieux et d'épisodes ensoleillés.

Mais, cette année, nous avons eu droit à des pluies extrêmement violentes dans le Néguev, ayant entrainé mort d'hommes, écroulement de pont, routes coupées, etc..., des semaines entières d'averses pratiquement ininterrompue. La pluie dans le Néguev est extrêmement dangereuse, elle peut tomber a un endroit et sortir plusieurs kilomètres plus loin, entrainant tout sur son passage.
Les réserves naturelles d'eau du Néguev se sont totalement remplies dés la mi janvier ! Et pour cause, comme vous pourrez le constater sur les photos ci-dessous.

Jusqu'à soixante dix centimètres de neige sont tombés sur le sommet du mont Hermon, provoquant le déplacement de plus de dix mille israéliens le samedi suivant, pour profiter d'une journée à la neige. Certains n'ayant pu y aller ce jour là, soit pour cause de shabbat soit pour toute autre raison, n'ont pas hésité à s'absenter du bureau ou de l'école pour profiter aussi de la neige.
Pensez donc, une fois tous les trois ou quatre ans, de la neige à domicile !

Pendant la période hivernale, les gens sortent moins, les restaurants et les cafés sont vides, les passants accélèrent le pas dans la rue, les centres commerciaux et les marchés sont calmes.

Puis, soudain, c'est le printemps !

Il suffit de quelques jours ensoleillés pour que les terrasses de cafés se remplissent, que les gens se remettent a flâner dans les rues, que ré-apparaissent les robes à bretelles, que les enfants aillent à l'école légèrement vêtus...

Bref, la vie reprend ! De quoi se plaindre, trois mois de semi-hiver, neuf mois d'été !

Au revoir et à bientôt, LéHitraote !


Ces deux dernieres photos ont étés prises dans le désert de Judée le 14-02-2010