mardi 28 décembre 2010

Six ans déja

Eh oui, cela fait déjà six ans que nous nous sommes installés à Ra'anana !

C'est comme si c'était hier !

Mais comment ce fait il que nous n'ayons pas vu passer ces deux mille deux cents jours ?

Certes, notre statut de retraité modifie notre perception des choses. Nous ne sommes pas obligés de vivre au même rythme que les actifs.

Et il y a en Israël dix mois ininterrompus de soleil par an. L'hiver se traduit par des pluies violentes, avec parfois de la neige à Jérusalem, mais chaque séquence pluvieuse est suivie de journées ensoleillées ! Si ce n'était la baisse de la température nocturne,il n'y aurait pas à se plaindre de l'hiver. On souhaite même plus de pluie que l'on prend plaisir à regarder tomber!
Aussi, ce climat n'est pas propice à de longues journées tranquilles à la maison, au coin du feu ! Surtout que la nuit tombe en ce moment à seize heures trente, et que c'est l'heure du plein boom en ville et dans les magasins.

C'est pourquoi nous sommes obligés de bouger, de sortir, si possible, chaque jour entre dix heures, après le plus gros du trafic routier, et seize heures, heure du déclin du soleil.
Pour quoi faire ? Récapitulons.

Il y a les cours de Taï Chi, deux fois par semaine.

Le cours de peinture de Marie-Claude, une fois par semaine. Pendant ce temps j'aide des amis sur le plan informatique ou photographique, ou bien j’accomplis des démarches administratives. Elle consacre aussi une a deux demi journées par semaine à peindre à la maison.

Les réunions mensuelles du photo-club, que j'ai enfin réussi à créer après deux années de recherche, qu'il faut préparer ! Nous sommes actuellement sept membres actifs.

Les concerts de l'Orchestre Symphonique de Ra'anana, dix huit concerts en dix mois, plus les concerts à l'Opéra de Tel Aviv, deux à trois fois par an, plus les concerts occasionnels liés à des évènements particuliers.

Les tyoulim, voyages découvertes du pays, en groupe organisés, trois à cinq par an.

Les conférences à l'Institut Français de tel Aviv, qui ont bien diminuées depuis le changement de responsable.

Nous terminons en ce moment un cycle de huit conférences sur la littérature hébraïque, entre tradition et modernité, ce qui entraine un travail personnel de recherche.

Les invitations à souper chez les uns et chez les autres, dans un groupe de dix huit personnes, cela fait pas mal d'opportunités ! Sans compter l'organisation de soirées « découvertes de restaurants » une fois par mois.

Les manifestations artistiques, expositions, inaugurations et vernissages.

Bien sur, trois fois par semaine, aller chercher Ori au gan et s'en occuper un peu, ce qui devient plus facile maintenant qu'elle va avoir cinq ans ! S'ajoute à cela le cours de Français que je donne à Noa, une fois par semaine, elle souhaite être autonome en lecture et améliorer son vocabulaire.

Il ne faut pas oublier les voyages à Paris, deux à trois fois par an, pour voir Harold, Nathan et Marcus grandir, et les visites que nous recevons de France. Cette année Pascal et sa famille sont venus passés une semaine en Israël et nous avons reçu Patrick et Marie pendant dix jours.

Sans compter les achats hebdomadaires, car dés le mardi, il faut se préoccuper de savoir que cuisiner pour le shabbat suivant.
Alors nous allons une fois chez Eden Market, supermarché alimentaire dans lequel nous trouvons des produits bio et « bons pour la santé », ainsi que tous les produits asiatiques à base de sarrasin ou de riz.
Une fois chez Caphriat HaMoshav, supermarché de fruits et légumes qui vend les meilleurs produits de la région.

Une fois de temps en temps, une visite chez Monsieur Tzarfati à Yaffo, pour acheter du poisson qu'il pêche lui même,

Et, de temps en temps, la visite de magasins spécialisés que l'on découvre régulièrement. Par exemple, nous avons accompagné des amis chez un grossiste en oies et canards le plus ancien d'Israël. Foies gras, magrets, cuisses et même des coquelets certifiés élevés sans antibiotiques à des prix défiants toute concurrence.

Sans oublier les visites aux médecins, les confitures,les glaces.

Et quand, parfois, nous nous retrouvons à la maison, « sans rien avoir à faire » on trouve toujours quelque chose à faire.

Marie-Claude vient de tricoter une série de bonnets et écharpes ainsi que des pulls pour Ori, Noa et Laurence, elle termine celui de Daphna.

Moi je m'occupe de photos, je viens de terminer un album de portraits et un album de paysages. Le premier fabriqué en France, le second fabriqué en Israël par l'intermédiaire d'un site que je viens de découvrir.

Sans oublier, bien sur, le brunch du vendredi matin !

Les jours passent, sans que l'on s'en rende compte ! Cette année, nous n'avons même pas pu nous inscrire à un cours d'hébreu, faute de place dans notre agenda !

En fait, nous sommes submergés par l'ambiance générale propre au pays. Bien que l'image habituelle de l'israélien soit négative : abrupte, direct, pressé, il s’avère que les israéliens sont très sociables, aiment recevoir, se rencontrer, aller au spectacle, et vivre dehors.

« Pourvou que ça doure » disait la mère de Napoléon à son empereur de fils, jusqu’à cent vingts ans et en bonne santé !
                             Jérusalem


                Marie-Claude en compagnie du Maire



                     Kibboutz LeHomei HaGetaot



                         Le port de Tel Aviv
 

Au revoir et à bientôt, LéHitraote !

Michel RAPOPORT